Les régulateurs européens des marchés financiers craignent un nouveau choc

Le risque lié aux mutations du Covid-19 et la lenteur de la vaccination sont pointés du doigt par les régulateurs européens de la finance. Selon eux, l’incertitude macroéconomique n’est généralement pas reflétée dans le prix des actifs. Le risque d’un nouveau choc sur les marchés financiers et le système bancaire est élevé.

Augmentation du risque de lié au choc financier 

L’augmentation des cas de contamination de la Covid-19 alarme les superviseurs européens des marchés financiers. On observe une hausse de l’incertitude économique due à la troisième vague de coronavirus. C’est du moins ce qui a été publié par l’Autorité bancaire européenne (EBA), l’Autorité des assurances (EIOPA) et l’Autorité des marchés financiers (ESMA) dans un rapport commun. Le début des vaccinations constitue un horizon crucial pour les attentes à moyen-terme, mais les capacités de production étant insuffisantes, les retards dans les livraisons ainsi que les risques liés aux mutations du virus pèsent énormément sur les perspectives de reprise à court terme, ont-ils souligné.

Selon les autorités financières, l’incertitude macroéconomique n’est généralement pas reflétée dans le cours des actifs, et un nouveau choc financier n’est pas à négliger. Les superviseurs conseillent donc de se préparer à une détérioration de quelques actifs et de continuer par prendre des actions pour s’accommoder à un environnement de taux d’intérêt bas qui risque de durer.

Un taux d’intérêt bas dans le secteur bancaire européen 

L’Autorité des marchés financiers a également déploré une diminution de la rentabilité des capitaux propres des établissements bancaires européens. En effet, elle est passée de 2,5 % au troisième trimestre, à 2 % au quatrième trimestre. L’EBA a souligné que l’augmentation des revenus nets de frais et commission ne devrait pas combler le déclin des revenus nets d’intérêt. Depuis des années, le secteur bancaire européen est confronté à un environnement de taux d’intérêt bas qui nuit à sa rentabilité, notamment en comparaison avec les banques américaines qui disposent entre autres d’un marché interne plus étendu.

Le coût du risque élevé pourrait être maintenu compte tenu de la détérioration de la qualité des actifs et de l'incertitude concernant la reprise. La forte concurrence continue d’ajouter la pression sur les marges d’intérêt et sur les revenus tirés des commissions.